Rodéos urbains : après le vote de la loi, quel bilan ?

Face au phénomène croissant des rodéos motorisés, véritable fléau suscitant l’exaspération de la population et l’inquiétude des élus, une loi a été votée le 3 août 2018, renforçant la lutte contre les rodéos à moto. Cette loi préparée en lien étroit avec l’ensemble des services des ministères de l’intérieur et de la justice, apporte désormais un cadre juridique adapté et dissuasif pour prévenir et réprimer sévèrement ces agissements dangereux. Des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement seront désormais prononcées, associées à une immobilisation et une confiscation systématique du véhicule sur reconnaissance préalable de culpabilité. 


Les résultats 

Un mois seulement après l'adoption de la loi, 48 procédures avaient été engagées par les forces de police et gendarmerie ; un homme a été condamné fin août à une peine de six mois de prison ferme pour avoir réalisé un rodéo à moto dans les rues de Sannois dans le Val-d'Oise (sa moto a fait l’objet d’une confiscation et une mesure d’interdiction de conduire tout véhicule pendant un an a également été prononcée à son encontre). 

Désormais, au lieu de se baser sur des infractions au code de la route, comme le refus d'obtempérer, la loi permet d'intervenir plus facilement, avec un délit qui est constitué, et une assisse juridique légale beaucoup plus confortable. 


A Besançon, le problème est également présent et récurrent. Tout récemment, des jeunes majeurs ont été interpellés, leur véhicule a été confisqué. Après une comparution immédiate, ils ont écopés d'une peine de 3 mois de sursis, et de 100€ d'amende. Ils devront également effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière. 


Pour rappel, Eric Alauzet avait soutenu la proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés : 

Son intervention dans l'hémicycle