Plan de lutte contre la pauvreté : guérir et prévenir

Un double constat : la pauvreté s’est accrue et le sentiment de ne pouvoir en sortir domine. Ainsi, notre pays compte presque 9 millions de personnes pauvres, dont 3 millions d’enfants. Un français sur cinq est en situation de précarité alimentaire, 110 000 personnes sont sans domicile, près de la moitié des bénéficiaires du RSA le sont depuis au moins 4 ans.

Derrières les statistiques, ce sont des femmes et des hommes qui souffrent. Dénonçant  » le scandale de la pauvreté « , le Président de la République a dévoilé jeudi 13 septembre la « stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté » dotée de 8 milliards d’euros sur 4 ans.

Axé sur la prévention de la précarité et sur l’accompagnement, le Plan impulse une ambition nouvelle. Il ne s’agit plus seulement d’accorder des aides aux plus pauvres, – elles demeurent évidemment indispensables -, il faut permettre à nos concitoyens d’en sortir ou de ne pas y tomber.

Pour ce faire, le plan décline des mesures concrètes qui s’organisent autour de 3 priorités :

  • Investir massivement dès la petite enfance
  • Mettre en œuvre un parcours de formation pour tous les jeunes
  • Rendre plus lisible notre système de prestations sociales et faciliter la reprise d’activité.

Loin d’être exhaustif, quelques actions phares méritent d’être soulignées :

S’agissant des droits fondamentaux des enfants, des aides seront apportées aux communes en zone fragile pour ouvrir 30 000 nouvelles places en crèches.  Le repas à 1 € dans les cantines pour les enfants les plus défavorisés sera encouragé.

S’agissant du parcours de formation à tous les jeunes, l’obligation de formation passera à 18 ans. L’extension du dispositif « garantie jeunes » (qui permet d’accompagner les jeunes précaires vers l’emploi) concernera 500 000 jeunes 16-25 ans (contre 100 000 aujourd’hui).

S’agissant des droits sociaux pour tous, un revenu universel d’activité sera créé en 2020. Il fusionnera plusieurs prestations actuelles afin de garantir un seuil minimal de dignité. L’accès à une complémentaire santé pour les personnes les plus vulnérables sera mis en œuvre.

S’agissant du retour à l’emploi, l’insertion par l’activité économique sera massivement développée. La formation sera améliorée grâce au plan d’investissement dans les compétences.  L’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée » sera étendue.

Comme l’a dit le Chef de l’Etat, le combat contre la pauvreté « justifie la mobilisation de toutes les forces de la Nation ».