Hier et Demain : vers un nouveau projet national

Tribune d'Eric Alauzet

Lundi 10 décembre, le Président de la République a apporté des réponses concrètes aux attentes et besoins immédiats exprimés par nos concitoyens.

Ces réponses - déjà amorcées avec l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants, la suspension de la mise en œuvre des nouvelles modalités du contrôle technique, le gel des tarifs de l’électricité et du gaz – passent par quatre grandes mesures concrètes permettant d’améliorer immédiatement le pouvoir d’achat des ménages dès 2019 : 

1)L’annulation de la hausse de la CSG subie cette année par les retraités jusqu’à 2 000 euros de revenu net pour une personne seule et 3 000 euros pour un couple ;

2)Des heures supplémentaires versées sans impôts ni charges ;

3)Un SMIC qui augmente au total de 100 euros nets par mois, sans qu’il en coûte un euro de plus à l’employeur ;

4)La possibilité pour l’employeur de verser une prime de fin d’année exonérée d’impôts et de charges. 

Le versement d’une « prime de noël » aux bénéficiaires des minimas sociaux, annoncée par la Ministre des Solidarités et de la Santé, et le plafonnement des frais d’incident bancaire complètent ces décisions pour les Français les plus modestes.

Ces mesures, dont le contenu est détaillé dans article annexe à cette tribune accélèrent la stratégie de mise en place d’une meilleure rémunération du travail et corrigent la hausse de CSG pour la moitié des retraités concernés. Elles marquent un tournant dans le quinquennat et vont dans le sens des revendications entendues. Elles sont en phase avec mon action et mes amendements depuis le début de la législature (cliquez ici pour plus d'informations).

Ainsi, l’ensemble des mesures déployées pour répondre à la crise sociale à laquelle notre pays fait face est d’une ampleur budgétaire sans précédent. Il représente un effort dont le total atteint les 10 milliards d’euros. Cette dépense devra être assumée par ceux qui tirent les plus grands bénéfices de notre économie sans pour autant supporter le poids fiscal correspondant, en raison des nombreuses niches fiscales et des pratiques d’optimisation et d’évasion fiscale des très grandes entreprises. L’engagement français sur la taxation des géants de l’internet, qui donnera lieu à la création d’une taxe nationale si aucun accord n’était rapidement trouvé au niveau de l’Union Européenne, marque un tournant en la matière. 

Cet effort est nécessaire car le mal-être, les craintes et parfois la colère exprimée ces dernières semaines, exigeaient une réaction immédiate. Immédiate pour apaiser, permettre aux Français de vivre décemment, et créer les conditions essentielles d’un dialogue et d’une refonte de notre modèle social, économique et politique. Immédiate, donc, pour passer de la désespérance d’hier à l’espoir de demain. 

Ces mesures ouvrent grand la porte au débat national qui va être lancé. Espérons que le plus grand nombre de Français la franchisse.

Les enjeux de ce débat dépassent la simple question du « trop d’impôt », ce qui doit en être le centre, c’est bien la question globale de la justice sociale et économique associée à la pertinence de la dépense publique et au consentement à l’impôt.  Cette justice ne s’exerce pas contre l’écologie, au contraire celle-ci peut en être un des moteurs et doit avoir toute sa place dans les concertations pour que la justice sociale soit une justice écologique. 

Jusqu’où doit-aller ce débat ? Le plus loin possible, afin de créer un nouveau projet national, de retrouver partout le sens profond des mots « liberté, égalité, fraternité ». L’occasion est unique, nous avons tous envie de parler de la même chose.

Ces changements passeront par une modification de nos institutions afin de garantir la place de nos corps intermédiaires, des élus locaux et, avec leur aide et en priorité, de permettre aux citoyens de s’impliquer directement, d’être entendus et de contribuer activement au fonctionnement de leur démocratie 

Je serai aux côtés de tous les Français, de tous les acteurs, pour continuer d’incarner les valeurs qui sont les miennes, pour participer à un projet de société qui ne laisse personne à l’écart (Cliquez ici pour plus de détails)

Demain, une opportunité s’offre à nous : celle de repenser notre modèle politique et social pour construire un projet national qui correspond à la France, à l’Europe et au monde de notre temps. 

Eric Alauzet 



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