Éric Alauzet soutient le projet de Traité ONU sur les multinationales et le respect des droits humains

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU adoptait en juin 2014 une résolution créant un groupe de travail intergouvernemental chargé de mettre en œuvre un Traité veillant à contraindre les entreprises transnationales à respecter les droits humains.

Au moment où s’ouvre à Genève la 4ème session de négociation à l’ONU, il faut souligner l’importance de ce texte qui, comme l’indique la mission permanente de l’Équateur devant l’ONU est « orienté vers les victimes » afin de leur faciliter un accès à la justice et à réparations en cas « de violations des droits humains commises dans le contexte d’activités économiques à caractère transnationales » et surtout, « prévenir toute répétition de telles violations ».

 

Sollicité par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)-Terre Solidaire (Doubs), dont il faut saluer le travail, Éric Alauzet a bien évidemment signé l’appel international en faveur de l’aboutissement de ce traité.

Cette cause mérite en effet d’être soutenue et accompagnée. Elle correspond pleinement à l’engagement politique qui est le sien depuis toujours : le double respect de l’être humain et de l’environnement.

D’autant que la France, Pays des Droits de l’Homme, peut s’honorer d’avoir adopté le 27 mars 2017, la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre. Comme le note le CCFD 25, nous sommes « le premier et seul pays au monde à disposer d’une législation ambitieuse responsabilisant les multinationales en matière de droits humains ».  Éric Alauzet l’avait évidemment votée. Il avait même participé à son avènement avec le groupe EELV. Claude Jeannerot, ancien Président et Sénateur du Doubs, qui représentait alors la France en tant qu’Ambassadeur et Délégué du Gouvernement à l’OIT, y faisait référence lors de la IVème Conférence mondiale de lutte contre le travail des enfants à Buenos Aires le 16 novembre 2017. « Bien sûr, cette loi ne sera efficace que si ses dispositions sont reprises par le plus grand nombre possible de Pays et d’entreprises ». Ainsi concluait-il sa déclaration.

Oui, ce noble combat doit être porté au niveau de l’Europe, qui pourrait faire preuve de plus d’audace en la matière, et sur le plan international.

Un tel traité permettrait de prévenir et d’éviter de nouvelles catastrophes comme celle d’avril 2013 au Bangladesh lorsque s’effondrait le Rana Plazza, faisant plus de 1000 morts parmi les salariés des ateliers de confection, ou celle de Bhopal, où l’explosion d’une usine entrainait la mort de presque 4000 personnes.