Eric Alauzet co-signataire d'un amendement sur l'huile de palme

Le Gouvernement avait annoncé il y a quelques semaines la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, stratégie visant à lutter contre la déforestation causée par la production d’huile de palme, ainsi que par d’autres produits tels que le cacao, le soja, l’hévéa, etc. L’objectif : zéro importation de produits générant de la déforestation à horizon 2030. Dans le cadre de cette stratégie, le Gouvernement s’est engagé à plafonner puis éliminer d’ici à 2030 l’incorporation dans les biocarburants de matières premières ayant un fort impact sur la déforestation, dont l’huile de palme, conformément au droit européen. 

D'autres mesures existent afin d'atteindre cet objectif, notamment : 

- 60 millions d’euros d’investissements de l’AFD (Agence Français de développement) sur 5 ans dans des projets de lutte contre la déforestation et pour le reboisement ;

- Création d’un label « produit sans déforestation » d’ici 2020 élaboré avec des entreprises, des experts et des ONG.

- Mise en place d’une plateforme nationale de lutte contre la déforestation importée visant à accompagner la mise en œuvre de leurs engagements en la matière ;

- Mise en place d’une politique d’achats publics « zéro déforestation » d’ici 2022.

 

C'est dans ce contexte, et dans le cadre des débats sur le projet de loi de finance pour 2019, qu'Eric Alauzet a co-signé un amendement avec nombre de ses collègues membres du collectif « Accélérons ». Cet amendement porté par le Député Bruno Millienne a été adopté par l’Assemblée nationale lors de la seconde lecture du PLF 2019 et vise à sortir les carburants à base d’huile de palme de la catégorie des « biocarburants ». Grâce à cet amendement, ces carburants qui contribuent fortement à la déforestation ne bénéficieront plus de l’avantage fiscal existant qui se justifie uniquement lorsque la contribution des biocarburants à la réduction des émissions de CO2.


Cette adoption est une victoire pour l’environnement. Elle met fin à l’hypocrisie qui entourait l’utilisation des carburants à base d’huile de palme et prend alors en compte le caractère mondial de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de l’environnement.


Eric Alauzet se réjouit de cette avancée qui a notamment été permise par l’union des parlementaires écologistes de plusieurs bords politiques. Il déplore néanmoins qu’une telle conscience écologique n’ait pas triomphé au moment de la prise de décision du développement du projet de bioraffinerie Total La Mède où travaillent désormais 250 personnes. 

La France, précurseur ? En novembre dernier, le Parlement européen s'est prononcé pour une sortie progressive de l'huile de palme de la liste des biocarburants. La Commission européenne doit rendre sa décision en février prochain...