Des aides exceptionnelles versées pour aider à surmonter la crise

Pour soutenir les personnes et les familles françaises pendant la crise épidémique de Covid-19, des aides  exceptionnelle de solidarité leur seront versée.


L'aide de solidarité 

Cette aide sera versée automatiquement aux personnes qui y ont droit le 15 mai 2020 par les caisses d'allocations familiales, les caisses de la mutualité agricole et Pôle Emploi. Elle s'ajoutera aux aides sociales versées mensuellement toute au long de l'année.

Toutes les familles bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL) qui ne touchent pas le RSA ou l'ASS bénéficieront d'une aide de 100 € par enfant à charge. Soit les montants suivants :

  • Personne seule ou en couple avec un enfant : 100 €

  • Personne seule ou en couple avec deux enfants : 200 €

  • Personne seule ou en couple avec trois enfants : 300 €

  • Personne seule ou en couple avec quatre enfants : 400 €

Les foyers allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) percevront une aide de 150 €, à laquelle s'ajoute 100 € supplémentaires par enfant à charge. Soit les montants suivants :

  • Personne seule ou en couple : 150 €

  • Foyer avec un enfant : 250 €

  • Foyer avec deux enfants : 350 €

  • Foyer avec trois enfants : 450 €

  • Foyer avec quatre enfants : 550 €

 


Une prime vélo 

Afin d’aider et d’inciter les Français à avoir recours au vélo pour leurs déplacements pendant la période de déconfinement, un « coup de pouce réparation vélo » avec une prise en charge exceptionnelle jusqu’à 50 euros d’un montant hors taxe pour la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs référencés sera proposé par le Gouvernement. La sortie du confinement peut être l’occasion pour des Français propriétaires d’un des 30 millions de vélo existants de faire des réparations pour circuler en sécurité. Le prix moyen d’une réparation varie selon l’ampleur des opérations à réaliser (changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur…), mais une prise en charge à hauteur de 50 euros HT permet de couvrir une partie importante des frais. La liste des réparateurs engagés dans la démarche sera accessible sur une plateforme en ligne disponible prochainement.


Une prime pour les soignants 

Afin de reconnaître pleinement cette mobilisation, une prime exceptionnelle sera attribuée aux professionnels hospitaliers dès le mois de mai, selon les modalités suivantes :

  • Tous les agents travaillant à l’hôpital dans la trentaine de départements les plus touchés par l’épidémie recevront une prime de 1500€, versée quel que soit le statut ou le métier considéré. Internes, agents de service, infirmiers, médecins : tous ont formé un collectif dont l’effort doit être reconnu et valorisé.

  • Dans les autres départements, les agents ayant travaillé dans les services COVID+ des 108 hôpitaux de référence percevront également la prime de 1500€. Les agents des autres services percevront une prime de 500€.

Ainsi, l’ensemble des agents hospitaliers en France se verront reconnus par cette prime exceptionnelle, car partout le virus a eu des impacts sur leur travail et leur organisation. Les personnels des établissements de santé privés lucratifs et à but non lucratifs seront également concernés, et des contacts seront pris avec leurs fédérations pour arrêter avec elles les modalités de versement de la prime. Le partenariat entre établissements publics et privés a en effet été crucial pour faire face à cette crise, comme l’ont témoigné les organisations mises en place notamment en Grand Est et en Île de France.

En outre, afin d’accueillir l’afflux inédit de patients, les agents hospitaliers publics ont mis en place des réorganisations et des augmentations inédites de capacités d’accueil en soins de réanimation. Parce que c’est cet engagement qui a permis d’assurer des soins pour chacun, une mesure est prise pour payer les heures supplémentaires générées durant la crise à un taux majoré de +50%.

Au total, les hospitaliers des départements et des services les plus tendus pourront percevoir, à travers la prime et les heures supplémentaires majorées, un montant global de l’ordre de 2000 €.

Conscient des attentes légitimes des soignants sur les conditions de travail à l’hôpital, le ministre des Solidarités et de la Santé a tenu à rappeler qu’à cette prime exceptionnelle succèdera, après la crise, la réflexion indispensable et concertée sur la revalorisation des métiers et des rémunérations.

Enfin, le Gouvernement souhaite également qu’une prime exceptionnelle soit versée aux professionnels du médico-social, et notamment des EHPAD, qui prennent en charge avec un dévouement et un courage admirable les populations parmi les plus vulnérables face à cette épidémie. Il échangera dans les jours qui viennent avec les collectivités locales sur ce sujet.


Une prime pour les fonctionnaires 

Le gouvernement va verser une prime exceptionnelle d'un montant maximal de 1.000 euros à des milliers de fonctionnaires. Les agents concernés sont ceux qui ont eu un surcroît d'activité important avec le confinement et qui ont assuré la continuité du service public. 

La priorité a ainsi été faite aux enseignants qui font la classe aux enfants des soignants, ainsi qu'aux agents de l'administration pénitentiaire. Les douaniers qui réalisent des opérations de contrôle sont également concernés, et ceux qui effectuent du télétravail pourraient l'être également. Les modalités de versement ne sont à ce jour pas connues. 


Une aide pour les jeunes 

Une aide exceptionnelle de 200 euros sera versée en juin à quelque 800.000 jeunes de moins de 25 ans précaires ou modestes. Ces jeunes n'étaient pas éligibles aux autres aides octroyées depuis le début de la crise épidémique. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a précisé les modalités d'obtention de cette aide.

Sont concernés les étudiants en formation initiale inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur ainsi qu’en BTS (hors apprentis) boursiers et non boursiers, subissant une baisse de leurs ressources à la suite de la perte de leur emploi (à partir de 32h par mois, soit 8h par semaine), ou de leur stage rémunéré qui a été annulé en raison de la crise sanitaire du Covid-19.Sont également concernés les étudiants ultramarins en formations initiale, boursiers et non boursiers, qui sont restés en métropole et qui subissent de plein fouet les conséquences de l’hyper éloignement.

Les étudiants devront remplir un formulaire disponible dès mardi 12 mai sur le site etudiant.gouv.fr.

Les instructions pour remplir les dossiers seront simplifiées et le versement de l’aide exceptionnelle interviendra dans les semaines qui suivront afin que les étudiants puissent en bénéficier le plus rapidement possible.

 

Cette aide concerne également les jeunes de moins de 25 ans qui ne sont pas étudiant, mais qui bénéficie des APL. Pour ces jeunes, pas de formalités à faire : les non étudiants, bénéficiaires d'aides au logement, percevront automatiquement l'aide exceptionnelle du gouvernement, via les caisses d'allocation familiales.


Ces deux mesures qui vont concerner plus de 800.000 jeunes auront un coût de 150 millions d'euros.