Budget 2019 : « libérer et protéger », le Gouvernement tient ses engagements

Assainir les comptes publics pour retrouver des marges de manœuvres en faveur d’un développement durable est un impératif. A cet égard, saluons le retour sous les 3% de déficit et la perspective de réduction de la dette publique de plus de 5 points de PIB sur le quinquennat. Contrairement à la législature précédente, l’effort de maîtrise de la dépense qui sera réalisé par l’Etat sera supérieur à celui demandé aux collectivités locales (0.8%/1.2%).

 

L’emploi reste la priorité absolue

Le retour à l’emploi et à l’activité sera fortement soutenu : poursuite des baisses de cotisations salariales et patronales, soutien à l’investissement dans l’entreprise, hausse de la prime d’activité, développement de l’épargne salariale, plan d’investissement dans les compétences, encouragement à l’insertion par l’activité économique… Priorité à l’emploi donc, car la meilleure façon d’améliorer son pouvoir d’achat, c’est de retrouver un travail et d’en vivre dignement.

Rendre du pouvoir d’achat et soutenir les plus fragiles

Pour favoriser l’activité et le pouvoir d’achat, tout en revalorisant les prestations sociales pour les plus fragiles afin de ne laisser personne au bord du chemin, la baisse des prélèvements obligatoires sera poursuivie.

Des baisses d’impôt à hauteur de 6 milliards d’euros en 2019 contribueront d’autant à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, notamment avec la poursuite de la diminution de la taxe d’habitation (65% en 2019) et la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires (soit un gain de 11,3% par heure supplémentaire), une augmentation de 40 euros de l’allocation adulte handicapé (AAH), de 30 euros du minimum vieillesse, la mise en route du reste à charge zéro pour les corrections visuelles, auditives et dentaires, l’élargissement de la CMU complémentaire aux revenus entre 750 et 1000 euros,…

Education et transition écologique

Outre la priorité au travail, l’Education sera également privilégiée. Le budget de l’Education Nationale augmente de 850 M€ avec un soutien tout particulier à l’enseignement primaire ; car c’est dès l’enfance que les inégalités pourront être combattues. Troisième exigence gouvernementale, l’accélération de la transition écologique bénéficiera d’un milliard d’euros supplémentaire, budget en forte hausse.

 

Redresser les comptes publics est une nécessité pour construire un avenir prometteur et réussir la transition écologique. « Libérer et protéger » sont au cœur des ambitions gouvernementales.

Libérer l’économie et le travail et rendre du pouvoir d’achat

  • Exonération des charges salariales sur les heures supplémentaires au 1er septembre 2019 : gain moyen annuel de 200 € pour un salarié au SMIC
  • Revalorisation de la prime d’activité de 20 € chaque année pour atteindre jusqu’à 80 € de plus par mois en 2021
  • Baisse des cotisations salariales : gain de 266 € par an pour un salaire de 1500 € bruts mensuel
  • Lutte contre le chômage en renforçant la formation et l’accompagnement, objectif du plan d’investissement dans les compétences (PIC), mobilisation de 15 milliards sur le mandat
  • Poursuite de la suppression de la taxe d’habitation : gain de plus de 400 € par ménage en 2019 et de plus de 600 € en 2020
  • Baisse du coût du travail pour rendre nos entreprises plus compétitives : allègement de cotisations sociales, suppression des cotisations patronales au niveau du SMIC à compter d’octobre 2019, diminution de taux d’impôt sur les sociétés de 33.3 % à 31% (sur les bénéfices supérieurs à 500 000 €)

 

Les classes moyennes seront les principales bénéficiaires des baisses d’impôt. Pour preuve, la réduction en 2019 de 3.5 milliards d’euros sur la taxe d’habitation après celle de 3 milliards dès novembre prochain, et l’effet en année pleine des baisses de cotisations salariales (4.1 milliards).

Les hausses fiscales seront concentrées sur l’essence et le tabac, afin de satisfaire aux objectifs sanitaires et environnementaux de la France. Leur impact dépendra directement du comportement des français et les encouragera à prendre des décisions qui améliorent leur santé, celle de la planète et leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, les français bénéficieront d’aides permettant de réduire fortement leurs factures en touchant un chèque énergie d’une valeur moyenne de 150 à 200 €, en réalisant des rénovations qui donnent droit à des réductions d’impôt, ou encore en se tournant vers des véhicules moins polluants, sujet à une prime pour la conversion. Cette incitation est un succès avec 170 000 conversions, dont 70% du fait de personnes modestes exonérées d’impôts qui ont eu une prime de 2 000 €.

La politique visant à relancer l’emploi lancée en 2018, et dont les premiers effets se font sentir, sera accentuée en 2019 avec une baisse fiscale inédite pour les entreprises qui atteindra 18.8 milliards grâce à la transformation du CICE en baisse de charge, à la convergence européenne avec une baisse du taux d’impôt sur les sociétés et à un forfait social à 0% pour les petites entreprises. Mais comme les ménages, les entreprises devront payer à hauteur de 2 milliards d’euros pour la pollution qu’elles engendrent et seront donc inciter à adopter des démarches écoresponsables. Elles participeront activement au financement du plan d’investissement sur les compétences.

 

Les classes moyennes et les entreprises ne seront pas les seules bénéficiaires de l’action du gouvernement, particulièrement attentif à aider celles et ceux qui sont en difficulté. Poursuivre la revalorisation des prestations sociales et construire ce que le Président de la République a appelé « l’Etat-providence du XXIème siècle », plus universel dans son prélèvement et ses prestations, demeurent une exigence partagée.

 

Protéger tous les français et tout particulièrement les plus fragiles

  • De 810 €, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est passée à 860 € en 2018. Une 2° revalorisation de 40 € interviendra en novembre 2019 pour fixer l’AAH à 900 €
  • Le minimum vieillesse augmenté de 30 € en avril 2018 bénéficiera d’une nouvelle hausse de 35 € dès janvier 2019 (et de 35 € supplémentaires en janvier 2020). De 803 € début 2018, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) sera donc de 903 € en 2020
  • L’évolution du RSA suivra le niveau de l’inflation
  • Le plan de lutte contre la pauvreté sera mis en œuvre avec 175 M€ supplémentaires en faveur des missions de solidarité, d’insertion et d’égalité des chances, 35 M€ pour la travail et l’emploi et 85 M€ pour la politique de la ville et la cohésion des territoires.

Ces mesures seront complétées par le lancement du « 100% santé » ou « reste à charge zéro » sur les soins dentaires, optiques et auditifs, ainsi que par la rénovation de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) pour rendre celle-ci accessible au plus grand nombre et lutter contre le non recours au soin.