Prisons : il y a urgence !

Durant ces dernières années, l’absence d’engagements à la hauteur des enjeux a mis le domaine pénitentiaire en grandes difficultés : prisons surpeuplées (70 000 détenus pour moins de 60 000 places), réinsertion difficile, souffrance des personnels…

Face à cette situation, le Gouvernement a choisi d’agir.

Le plan pénitentiaire présenté par la Garde des Sceaux en Conseil des Ministres du 12 septembre s’appuie sur 4 axes :

  • Une nouvelle échelle des peines
  • De nouvelles places de prisons dans des établissements plus sécurisés
  • Une meilleure réinsertion
  • Une attention particulière à l’égard des personnels

Une nouvelle échelle des peines :

  • Les peines de moins de 6 mois seront effectuées en dehors de la prison
  • Les peines de plus d’un an ne seront plus aménagées mais seront exécutées
  • Ces orientations devraient conduire à une diminution de 8000 détenus

Plus de places, mieux adaptées à la situation des détenus, dans des établissements mieux sécurisés :

1,7 milliards d’euros permettra de construire 7 000 places d’ici à 2022 ; 8 000 places supplémentaires seront lancées sur les 5 années suivantes ; soit un total de 15 000 sur 10 ans.

Ces créations de places permettront de mieux adapter les régimes de détention. Ainsi, 2000 places concerneront les condamnés de moins d’un an pour mieux les accompagner vers la sortie.

La sécurité des prisons sera renforcée.

Une meilleure réinsertion :

Une agence de travail d’intérêt général et du travail en détention sera créée. Elle réunira tous les partenaires, publics et privés afin de favoriser le travail en prison et en milieu ouvert.

En partenariat avec les régions qui disposent de la compétence, la formation professionnelle sera encouragée.

Une revalorisation des personnels :

1 500 emplois seront créés dans les services d’insertion et de probation et 1 110 postes de surveillants pénitentiaires. Ils bénéficieront par ailleurs de mesures indemnitaires de 32 millions d’euros.

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