Matinale transition énergétique : Il faut une dynamique nationale et une application concrète sur les territoires de la transition énergétique

Eric Alauzet, a participé le 31 janvier 2018 à la deuxième édition des matinales sur la transition énergétique. Organisée par le cabinet Rivington, en partenariat avec les sociétés HeuliezBus et Transdev, et en présence de Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, la matinée était rythmée par deux débats portant sur le rôle de l’innovation technologique et celui des stratégies territoriales dans la transition énergétique. C’est plus particulièrement sur cette deuxième thématique qu’Éric Alauzet s’est exprimé.

Présidant la table ronde les « territoires au service de la transition énergétique » au côté de son collègue Jérôme Bignon, membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, son intervention s’est concentrée sur plusieurs points.

Lors de cette table ronde, Eric Alauzet a rappelé que les territoires sont les piliers de la transition énergétique. L’échelle locale est l’échelle de l’innovation en matière d’énergies nouvelles. Depuis les accords de Rio de 1992, c’est souvent grâce à l’engagement d’entreprises et d’élus locaux qu’ont été enregistrées des avancées en la matière. Aujourd’hui, la multiplication des Plans Climat Air Energie (PCAET), Schémas Régionaux d’Aménagement de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADET) et autres documents réglementaires post « loi de transition énergétique pour la croissance verte » (2015) souligne l’accélération de cette dynamique.

L’engagement des collectivités est soutenu par l’Etat avec des programmes portés par l’ADEME, des financements provenant de la Caisse des Dépôts, et bientôt, avec les 20 milliards du « grand plan d’investissement » affectés à la transition énergétique. Les collectivités ont aussi pu compter sur le soutien de l’Union Européenne qui a financé de nombreux projets au travers du plan d’investissement Junker (22 milliards en France). Surtout, la position vertueuse des collectivités est largement permise par le travail d’entreprises qui apportent des solutions nouvelles adoptées aux réalités et besoins territoriaux, comme l’entreprise Bonnefoy avec son unité de cogénération du site de Merey-sous-Montrond.

Malgré de nombreux projets encourageants et un engagement croissant, beaucoup reste à faire pour contribuer à la transition énergétique.

Comme le met en avant le Député lors de son intervention : « le financement et la fiscalité écologiques doivent répondre à la fois à l’enjeu de l’entrée d’argent, et à celui de sa sortie.« 

D’abord, la fiscalité écologique doit être orientée de manière à soutenir adéquatement les collectivités qui s’engagent et permettre aux énergies alternatives d’être compétitives.

Ensuite, l’épargne des Français doit contribuer directement au financement des projets d’avenir. Les réformes de la loi de finance 2018 visant à libérer le capital des Français, Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) en tête, doivent ainsi se traduire par une hausse de l’investissement dans la transition énergétique. Bien entendu, le financement participatif a lui aussi un vrai rôle à jouer. Il est le signe d’un engagement citoyen multi-niveau particulièrement nécessaire.

Plus généralement, l’implication des habitants, des associations, des entreprises et des élus est un prérequis à la transition énergétique. Avec elle, les projets sont acceptés et financés. Surtout, ces projets répondent alors à des besoins territoriaux et profitent de ressources locales spécifiques. Ils sont donc le reflet de la richesse des territoires.

Eric Alauzet résumait cette nécessitée d’union et d’implication des acteurs en conclusion de cette matinale : « Le slogan « penser globalement, agir localement » fonctionne dans les deux sens, dans un aller-retour permanent. Ce qui importe, c’est la dynamique que nous sommes capables de créer, l’engagement et l’envie de l’ensemble des acteurs du territoire. En cela, le chemin est aussi important que l’objectif.« 

Parce que la question de l’écologie est un des engagements forts d’Eric Alauzet,  il débattra également de ce sujet le 20 février prochain à l’Assemblée nationale :

 

 

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