Le « plan mercredi » : des mesures concrètes et nécessaires pour l’organisation du temps scolaire

Éric Alauzet se félicite des mesures concrètes annoncées par le Ministre de l’Education Nationale afin de mieux renforcer l’adéquation entre temps scolaire et périscolaire, et permettre d’accompagner les communes qui ont  choisi un retour à la  semaine de quatre  jours d’école.

Comme promis par le Président de la République durant sa campagne, une liberté a été laissée aux communes dans l’organisation du temps scolaire. Ainsi, une grande majorité d’entre elles ont décidé un retour à la semaine de 4 jours d’école.

La prochaine rentrée scolaire 2018 annonçait donc des défis conséquents en matière d’organisation du temps périscolaire le mercredi pour les 60% d’écoliers concernés par le retour aux 4 jours d’école par semaine après vote du conseil de l’école.

Promis par le Ministre de l’Education Nationale Jean Michel Blanquer depuis l’automne 2017, le « plan mercredi » contient des propositions concrètes, détaillées le 20 juin dernier lors d’un déplacement du Ministre à Courcouronnes (Essonne). 3 volets composent ce plan :

  • Un engagement financier

Pour doter les communes de moyens financiers « réels », l’enveloppe financière est substantielle : la prestation versée par la CAF aux collectivités est quasiment doublée (soit un passage à 0,54 centimes par enfant et par heure à un euro). Pour répondre aux inquiétudes formulées, le fonds de soutien au développement des activités périscolaires pour les communes restant à 4 jours et demi sera maintenu.

  • Un cadre juridique consolidé

Ce plan national se traduira sur le plan juridique par le renforcement des Projets Educatifs Territoriaux (PEDT), contrats territoriaux déjà existant mettant en relation les services de l’éducation nationale et le secteur de l’enfance (centres de loisirs, associations sportives et culturelles, équipements locaux). Des PEDTs labellisés « plan mercredi » et répondant aux critères d’une charte qualité seront ainsi mis en place.

  • Un accompagnement de proximité

Les PEDT permettront par ailleurs de mieux prendre en compte la diversité des territoires et de ne pas imposer un cadre rigide déconnecté des réalités rurales ou urbaines. Ils associeront également plus étroitement les différents acteurs de l’accueil périscolaire : services de l’Etat (éducation jeunesse et sport), Caisse d’Allocations Familiales, associations partenaires.

Ce plan a été salué par l’Association des Maires Ruraux de France, qui ont souligné la qualité d’écoute du Ministre et le soutien apporté aux territoires ruraux.

 

Les Maires Ruraux de France se sont ainsi félicités que « le nécessaire soit là pour soulager collectivités et familles, tout en garantissant un bon usage des deniers publics ». Au-delà du plan lui-même, c’est également à l’engagement du Ministre de l’Education Nationale que les maires ruraux ont rendu hommage. Dans un communiqué, ils le décrivent comme  « particulièrement à l’écoute et engagé dans le soutien au monde rural sur les préoccupations et propositions des élus » et déterminé à aborder diverses problématiques dont la « prise en compte de la vie globale des enfants » mais aussi la meilleure coordination entre « périscolaire et scolaire » ou encore une potentielle restructuration des missions du Conseil départemental de l’éducation nationale.

Le « Plan Mercredi » s’inscrit ainsi dans la volonté du gouvernement et de la majorité de faire de l’éducation une priorité du quinquennat. Dédoublement des classes de CP en zones REP et REP+, réorganisation de l’entrée dans l’enseignement supérieur, cette mesure vient s’ajouter aux actions déjà menées afin de faire de l’éducation un pilier du contrat républicain et tout particulièrement à l’école maternelle et primaire. Comme le rappelait le président de la République le 22 mai dernier, « l’école et la petite enfance, c’est le début de la bataille. 20 % d’enfants en fin de primaire ne savent pas bien ou lire ou écrire ou compter ou se comporter.

Et dans les zones dites REP et REP+, ce taux montait parfois dans certaines écoles à 60, 70 % ».

Retrouvez le communiqué de l’Association des Maires Ruraux de France et celui du Ministère de l’Education Nationale ci-après :


 

 

 

 

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