Lancement du Plan Climat : « Les enjeux climatiques sont la pierre angulaire de la solidarité universelle »

Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire a lancé jeudi 6 juillet le Plan Climat pour accélérer la transition énergétique et climatique.

 

Ce plan ambitieux avance les éléments fondateurs d’un tournant vers un monde neutre en carbone et moins dépendant des énergies fossiles. Pour Pascal Canfin, Directeur Général, WWF France : « C’est un défi industriel, technologique, réglementaire mais aussi sociétal majeur ; mais c’est bien le seul objectif qui nous permettra d’éviter le chaos climatique ».

Préparé à la demande du Président de la République et du Premier ministre, il vise à mobiliser l’ensemble du gouvernement sur les mois et années à venir pour faire de l’Accord de Paris une réalité pour les Français, pour l’Europe et pour l’action diplomatique de la France.

 

Avec la volonté de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C, l’Accord de Paris fixe un cap ambitieux pour lequel la France a le devoir de montrer la voie de la mise en œuvre. Avec le Plan Climat, la France accélère l’application opérationnelle de l’Accord de Paris et dépassera ses objectifs initiaux à travers six axes :

–    Rendre irréversible la mise en œuvre de l’Accord de Paris ;
–    Améliorer le quotidien de tous les Français ;
–    En finir avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone ;
–    La France n°1 de l’économie verte ;
–    Encourager le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture ;
–    Intensifier la mobilisation internationale sur la diplomatie climatique.

« Les enjeux climatiques sont la pierre angulaire de la solidarité universelle. Il est de notre devoir de dépasser nos objectifs, d’aller plus loin, plus vite. Je souhaite que la transition écologique et solidaire, cette formidable opportunité tant économique, environnementale que sociétale, puisse améliorer le quotidien de tous Français. Et cette solidarité, nous devons aussi la partager à l’international » a déclaré Nicolas Hulot.

Voir Présentation ci-dessous.

 

Mardi, le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà annoncé ou confirmé des engagements d’Emmanuel Macron : fin des nouveaux permis d’exploitation d’hydrocarbures, convergence de la fiscalité essence et diesel avant 2022, montée en puissance de la fiscalité sur les émissions de CO2 («compensation carbone») et division par deux des déchets mis en décharge d’ici à 2025.

 

Le Premier ministre a aussi fixé l’horizon 2050 pour arriver à une «neutralité carbone», c’est-à-dire pour que le niveau des émissions de gaz à effet de serre ne soit pas plus élevé que les émissions capturées (par les forêts ou d’autres procédés de captage à définir).

Ce nouvel objectif constitue un rehaussement de l’ambition qui jusqu’ici était de diviser par quatre les émissions françaises entre 1990 et 2050, avec une baisse de 40% en 2030.

«C’est la première fois que la France s’engage aussi clairement sur un objectif de neutralité carbone en 2050», a relevé le WWF France.

Après la Suède, la Norvège, les Pays-Bas, ou encore l’Inde, la France rejoint les pays qui se donnent cet objectif : dans une vingtaine d’années il ne sera plus possible en France d’acheter une voiture thermique c’est-à-dire roulant à l’essence ou au diesel. C’est un message clair pour l’industrie qui doit maintenant faire évoluer son offre. Les constructeurs les plus engagés dans la mobilité électrique voient s’ouvrir devant eux des opportunités importantes. Pour favoriser les transports propres, des assises de la mobilité pourraient déboucher sur un projet de loi.

Reste une interrogation concernant la taxe européenne sur les transactions financièressoutenue depuis 2012 par Eric Alauzet – , en gestation depuis des années, qu’Emmanuel Macron s’était engagé à faire aboutir cet été.  Son produit, qui serait de l’ordre de 20 milliards d’euros annuels, serait en partie affecté à la transition énergétique et à l’aide à l’adaptation au changement climatique des pays pauvres. Mais d’après l’ONG Oxfam le ministère de l’Economie y est toujours opposé : «Emmanuel Macron nous avait agréablement surpris début juin à ce sujet, mais depuis, devant ses partenaires européens, il a changé de discours et souhaité attendre le Brexit pour instaurer cette taxe».

Sur le volet nucléaire et la nécessaire fermeture de certains réacteurs pour respecter la loi sur la transition énergétique et ramener à 50% la part de l’atome dans la production d’électricité, le ministre a ensuite cette semaine annoncer le nombre de 17 réacteurs qui devront fermer d’ici 2025 pour réussir cet objectif

Enfin, l’inscription du climat dans la Constitution pourrait trouver sa place dans l’article 6 de la Charte de l’environnement afin de rendre irréversible l’engagement de la France dans l’action climatique et de le situer dans l’identité de la République française au XXIe siècle. Pour Pascal Canfin « Le mot « climat » ne figure en effet pas dans la Charte de l’environnement adoptée en 2004, ce qui se révèle aujourd’hui assez paradoxal… D’un point de vue opérationnel, cette inscription permettrait de renforcer la capacité du Conseil Constitutionnel à juger de la conformité des lois qui lui parviennent à l’aune de la protection du climat ».

 

Dossier de presse :

2017.07.06 DP_plan_climat.pdf by Anonymous zFNLnrc on Scribd

 

Présentation

2017.07.06 – Plan Climat.pdf by Anonymous zFNLnrc on Scribd

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