La chasse aux pollutions toxiques est ouverte dans le Haut-Doubs et la Haute-Loue

Le 6 juillet dernier a été signé à Ornans le « Contrat Action Loue » par les Présidents du Syndicat Mixte de la Loue, du Syndicat Mixte des Milieux aquatiques du Haut-Doubs et de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs. D’autres partenaires concernés étaient présents : la fédération départementale de la pêche et de la protection des milieux aquatiques du Doubs, la Ville de Besançon et le syndicat Intercommunal des eaux de la Haute-Loue.

 

Michèle De Wilde, députée suppléante, représentait Éric Alauzet, retenu en séance à l’Assemblée nationale.

L’objectif de ce contrat est de mettre en œuvre une opération collective de réduction de la pollution toxique sur les territoires du Haut-Doubs et de la Haute Loue.

 

Après le Dessoubre et le Doubs dans le val de Morteau, c’est au tour des secteurs du Haut-Doubs et de la vallée de la Loue de bénéficier d’une action d’envergure pour diminuer la pollution des rivières comtoises.

Avec l’apport financier de l’Agence de l’eau, 500 entreprises sur les 1800 situées sur les bassins versants Haut-Doubs (de la source du Doubs jusqu’au saut du Doubs) et de la Haute-Loue (de sa source jusqu’à sa confluence avec la Furieuse), devraient recevoir la visite d’une technicienne du syndicat mixte de la Loue pour diagnostiquer l’impact de leur activité sur l’environnement et leur proposer ensuite des solutions. Il s’agit essentiellement d’étudier comment les eaux usées des entreprises sont raccordées. Autre vérification, le stockage des produits toxiques. L’idée est aussi de les sensibiliser à la préservation de l’environnement. Elles ont été sélectionnées en fonction de leur activité à risque pour l’environnement.

 

En 2009-2010, lors des premières mortalités importantes de truites dans la Loue, la présence de cuivre, de nickel, de zinc avaient été détectées dans les eaux de la rivière. Depuis, il est établi que les causes de ces mortalités sont multiples. Dans le rapport de l’expert Eric Vindimian, il est justement recommandé : rendre compte du bilan du recensement des pollutions industrielles et généraliser un programme ambitieux de réduction de ces pollutions toxiques dans la ligne du programme Limitox en cours sur le val de Morteau.

Voilà un premier pas réalisé même si le projet de label d’excellence environnementale tarde à se mettre en place.

 

Dans son 10ème programme « Sauvons l’eau » l’Agence de l’eau prévoit de financer en Bourgogne et Franche Comté, une dizaine de « démarches collectives sur les pollutions dispersées de nature industrielle jusqu’en 2018 au niveau d’agglomérations et de bassins versants. Lors du programme précédent (2007-2012), cette dépollution industrielle avait coûté à l’Agence 15,1 millions d’euros. Les aides sont particulièrement intéressantes, elles varient de 30 à 60% selon la demande (étude ou travaux) et la taille de l’entreprise. La mise en place d’un système de recyclage des eaux en circuit fermé ou la couverture d’une zone de stockage de produits ou de déchets toxiques peuvent être subventionnées.

 

Article à partir de celui de France 3.tv d’Isabelle Brunnarius.

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/vallee-de-la-loue/2017/07/05/la-chasse-aux-pollutions-toxiques-est-ouverte-dans-le-haut-doubs-et-la-haute-loue.html

 

 

source : eaudoubsloue.fr

2 commentaires pour “La chasse aux pollutions toxiques est ouverte dans le Haut-Doubs et la Haute-Loue”

  1. Vous ne vous intéressez pas aux pollutions agricoles, pourquoi ? J’habite au bord de la Loue et je peux affirmer qu’aujourd’hui il convient de revoir la réglementation sur les épandages de lisier si l’on veut que la qualité de l’eau de la Loue progresse. Qu’attendez-vous ? Qu’il soit trop tard ?

  2. Je rejoins les commentaires de Philippe, Hier il pleuvait et on déversait du lisier.
    Je n’ai rien contre les agriculteurs mieux il faut les aider pour leur permettre de passer à des produits non toxiques.

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