Handicap, vie scolaire et vie citoyenne

Le Plan régional de santé (PRS) 2018-2022 met en avant l’inclusion des enfants en situation de handicap dans le milieu scolaire ordinaire. Les moyens doivent être investis dans la formation et l’accompagnement. L’objectif est ambitieux : scolariser, en milieu ordinaire, 80 % des enfants accompagnés en établissement spécialisé d’ici 2022. Ils sont actuellement 23 % dans l’académie de Besançon. Cela concerne les jeunes accueillis dans les instituts médico-éducatifs (IME), thérapeutiques éducatifs et pédagogiques (ITEP) ou encore d’éducation motrice (IEM). Dans ces établissements, il y a déjà des unités d’enseignements qui reçoivent 1 683 élèves. « Hier, nous construisions ce type de structure. La question n’est pas là d’en construire d’autres. C’est de changer le travail du personnel médico-social pour accompagner ces jeunes vers le milieu scolaire ordinaire», explique Pierre Pribile, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), qui souligne que l’inclusion est avant tout « une affaire humaine ».

L’objectif  est de sortir les enfants des milieux spécialisés pour les inclure dans des classes ordinaires de primaire, collège et lycée. Un exemple de dispositif externalisé est celui qui existe entre l’IME l’Essor et l’école Tristan Bernard de Besançon, distants de quelques centaines de mètres : depuis la rentrée 2016, quatorze enfants de 6 à 12 ans y sont accueillis : dix à temps complet, un à mi-temps et trois sur un temps réduit. Cinq de ces élèves sont inclus à des cours d’art plastique, de sport ou de mathématiques avec les autres écoliers. En retour, ceux-ci se rendent à l’IME pour profiter, notamment, du jardin. « Cette collaboration indispensable entre les professeurs, le personnel éducatif, les établissements scolaires et spécialisés fonctionne très bien aussi au lycée de l’automobile Henri Fertet de Gray », souligne le recteur, Jean-François Chanet. Il existe 45 de ces classes externalisées (Clex) sur l’académie contre 35 l’an passé. La progression est donc là. Pour atteindre les 80 % fixés par le gouvernement, « nous sommes prêts à mettre les moyens », assure le recteur. « Une enveloppe de 9 millions d’euros est déjà disponible sur la Bourgogne-Franche-Comté pour effectuer ce changement du médico-social vers le service », renchérit Pierre Pribile.

 

Le député à participé à Paris à deux réunions sur cette thématique du handicap :

  • 5 juin : séance de travail dans le cadre du « Trimestre de l’accessibilité », qui a permis au travers d’interventions et de mises en situation d’aborder le cadre législatif actuel et les normes d’accessibilité en matière de handicap, mais aussi les liens entre vie citoyenne et handicap.
  • 6 juin : en présence de la Ministre Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapée, échanges avec d’autres parlementaires sur  le Projet de loi sur la Liberté de Choisir son Avenir Professionnel (mesures relatives au handicap dans la formation et l’emploi), ainsi que sur le Projet de loi sur l’ Evolution du logement, de l’Aménagement et du Numérique(ELAN) (accessibilité pour le logement).

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